jeudi 22 octobre 2020

Samuel Paty : Victime du fanatisme religieux ! Un salut à sa mémoire

 

L’Union départementale des syndicats CGT des Bouches-du-Rhône exprime son soutien et sa solidarité pleine et entière aux proches de l'enseignant assassiné par des fanatiques religieux. L’intégrisme tout comme le fascisme n’ont jamais été et ne seront jamais les défenseurs des intérêts des travailleurs et des classes populaires. Si absolument rien ne peut justifier l’assassinat de l’enseignant Samuel Paty, il nous faut toutefois réfléchir aux causes qui ont conduit à ce drame afin de contrer ceux qui ne manquent pas de faire des amalgames entre musulman et intégriste pour diviser les travailleurs entre eux et ceux qui sous couvert d’unité nationale veulent se soustraire à leur responsabilité. La réponse du Gouvernement s’inscrit encore une fois dans la continuité de sa
politique de casse de notre modèle social et de renoncement à nos libertés syndicales et collectives. L’heure est à la mobilisation et à l'unité des travailleurs sans aucune distinction. Le véritable responsable de ce massacre est le système politique et économique profondément inégalitaire qui crée les divisions entre les populations, les guerres entre les nations, le racisme et le chômage. Il nous faut construire, au contraire de la proposition politique de Macron, du Gouvernement, et de sa majorité parlementaire, une mobilisation large que l’on soit du privé ou du public, avec ou sans emploi, jeune ou retraité pour imposer d'autres choix politiques que la régression sociale et le tout sécuritaire. D’autres choix politiques et financiers pour l’enseignement dont le rôle émancipateur ne pourra
s’accomplir pleinement qu’en travaillant à une réelle et profonde transformation de la société sur les bases du progrès social.

Pour gagner le progrès social, amplifions les luttes et les mobilisations. Organisons la résistance !


jeudi 16 juillet 2020

Comptes rendus de la CAP C du CT et du CHSCT du 8 JUILLET 2020







Intervention à l'ouverture de la CAP C - 8 Juillet 2020


Intervention Commission Paritaire 08 Juillet 2020





Mesdames, Messieurs, bonjour,

En préambule je voudrais simplement vous dire quelques mots.

Cela fait 30 ans (1990) que je suis élue aux Commissions Paritaires de notre Commune. Durant ces années, avec certains de mes camarades ici présents, nous avons traversé des périodes où la bienveillance, l’équité et la justice n’étaient pas de mise.

Heureusement, voici quelques années que les choses changent et que nous parvenons enfin à travailler dans une ambiance plus saine et plus sereine, où l’écoute et l’échange ont remplacé la colère et le mépris.

Aujourd’hui, nous entrons dans une nouvelle ère, et je tenais au nom de du syndicat et de mes amis, à vous remercier de vouloir rendre leur dignité à certain, en reconnaissant que leur situation depuis tant d’années, est particulièrement injuste et inhumaine, et avec notamment la fermeture, je l’espère définitive, des placards.

D’autre part, je tenais à  réaffirmer ici, notre volonté de travailler AVEC la collectivité, car notre engagement est, et a toujours été, de défendre l’intérêt des agents de la commune, pour que chacun soit un acteur épanoui, bien dans ses fonctions et dans sa carrière ; condition indispensable pour assurer un service Public de qualité, qui réponde aux besoins de la population.

Cette garantie, c’est notre statut si particulier du Titre III de la Fonction Publique qui constitue une protection des citoyens. En protégeant les fonctionnaires de l’arbitraire, il évite l’instrumentalisation de l’administration à des fins partisanes par un pouvoir politique.

Etre Fonctionnaire n’est pas un travail comme un autre, c’est un engagement d’impartialité, de neutralité, de probité, et d’égalité de traitement des citoyens, qui doit être valorisé. Ces principes fondamentaux du statut de fonctionnaire ont été posés et reconnus dès le début du XXème siècle. Ils sont fondateurs de la confiance réciproque entre l’administration publique et les citoyens et constituent, à ce titre, l’un des piliers sur lesquels repose toute société démocratique. 

La gestion de la période de pandémie que nous traversons cette année le démontre bien : sans l’engagement des fonctionnaires où en serions-nous ?

Je vous remercie.



Valérie LAMBRECHTS.